INFRASTRUCTURES

Data centers : les investissements mondiaux sont portés par l’essor de l’IA

Publié le 11 septembre 2026 à 14h54

OPTION FINANCE  Temps de lecture 2 minutes

En raison du développement massif de l’Intelligence Artificielle (IA), les besoins en puissance de calcul devraient exploser d’ici 2050. Dans une récente étude, le cabinet PWC explore plusieurs scénarios de développement des investissements dans les infrastructures de l’IA. Selon son scénario central, les dépenses annuelles mondiales dans les data centers pourraient atteindre 1 800 milliards de dollars en 2050 (contre 800 milliards de dollars en 2026), ce qui porterait le total cumulé à 31 600 milliards de dollars investis depuis 2026. Sur cette période 2026-2050, les Etats-Unis devraient représenter près de la moitié des investissements mondiaux (48 %) avec 15 100 milliards de dollars cumulés d’ici 2050. Pour sa part, l’Asie-Pacifique devrait attirer environ 8 200 milliards de dollars d’investissement dans les infrastructures de l’IA, notamment en Chine et en Inde. En Europe (5 600 milliards de dollars) et au Moyen-Orient (1 100 milliards de dollars), les investissements devraient être portés par les stratégies de souveraineté numérique. Toutefois, le développement de ces nouvelles infrastructures de l’IA reste très vulnérable face aux tensions géopolitiques, qui pourraient perturber les chaînes d’approvisionnement en puces avancées (semi-conducteurs). Ainsi, selon un premier scénario alternatif de renforcement des contrôles douaniers à l’exportation, l’accès aux semi-conducteurs pourrait devenir plus difficile et désorganiser les chaînes d’approvisionnement mondiales. En conséquence, les investissements dans les infrastructures de l’IA diminueraient de moitié par rapport au scénario central jusqu’en 2030, avant de croître à nouveau progressivement. Dans cette hypothèse, les investissements cumulés tomberaient alors à 25 500 milliards de dollars dans le monde d’ici 2050. Enfin, un deuxième scénario alternatif repose sur une montée en puissance des exigences de souveraineté numérique par les pays, qui pourraient les conduire à privilégier la construction d’infrastructures locales, avec un effet moins marqué sur le volume total des investissements, mais une modification de leur répartition géographique (-17 % pour les Etats-Unis par rapport au scénario central, -9 % au Moyen-Orient, +7 % en Asie-Pacifique, +2 % en Europe). Le total cumulé des investissements réalisés sur la période 2026-2050 atteindrait alors 29 500 milliards de dollars.

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