CONJONCTURE

PME et ETI : des taux de marge satisfaisants, mais des fragilités apparaissent

Publié le 17 juillet 2026 à 16h12

OPTION FINANCE  Temps de lecture 2 minutes

En dépit des chocs conjoncturels, les taux de marge (excédent brut d’exploitation/valeur ajoutée) des PME et ETI ont bien résisté en 2025, selon une étude de la Banque de France, fondée sur l’analyse des liasses fiscales des entreprises. Pour les PME (hors microentreprises de moins de 10 salariés) comme les ETI, ils étaient l’an dernier supérieurs à la moyenne des années pré-Covid, se situant à 25 % pour les premières (contre 21 % avant la crise sanitaire) et 27 % pour les secondes (sous les 25 % avant le Covid). Pour autant, la trésorerie des PME (hors microentreprises) comme des ETI s’est érodée l’an dernier, et leur coût global de financement a augmenté. Il en résulte une baisse de la cotation moyenne attribuée par la Banque de France : une cotation qui correspond à la capacité de l’entreprise à faire face à ses engagements financiers dans un horizon d’un à trois ans. Si l’on compare à 2022, il apparaît que la proportion d’entreprises avec une capacité de remboursement élevée (dont la cote est « excellente » à « bonne ») a diminué, passant de 66 à 58 % pour le PME et de 68 à 58 % pour les ETI. Et le pourcentage d’entreprises fragiles (capacité de remboursement très dégradée), qui était proche de 4 % pour les PME avant la crise sanitaire, dépasse désormais les 6 %. Pour les ETI, cette proportion est passée de moins de 6 % en 2019 à 8 % en 2025.

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