Climat

Pour plus de la moitié des PME et ETI européennes, la décarbonation est un avantage concurrentiel

Publié le 18 juin 2026 à 8h30

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Pour sa quatrième édition, le baromètre de la transition climatique réalisé par Argos et le Boston Consulting Group souligne la plus grande maturité des entreprises européennes en matière de décarbonation. Ainsi, près de 9 PME et ETI européennes sur 10 estiment que la décarbonation de leurs activités est un élément important de leur stratégie. De plus, 73% des sociétés sondées estiment que la transition est une opportunité pour créer de la valeur et pour plus de la moitié d’entre elles (56%), décarboner constitue même un avantage concurrentiel, une part multipliée par trois depuis la première édition du baromètre en 2023. Les entreprises citent ainsi une meilleur efficacité énergétique synonyme d’économies de coûts (70%), le gain de parts de marché et la conquête de nouveaux marchés (48%) ou encore de meilleures conditions de financement (45%).

Parmi les actions engagées en faveur de la décarbonatation figurent l’adaptation du modèle économique pour réduire l’empreinte carbone (54% des entreprises, deux fois plus qu’en 2023) et 58% ont mis en place des démarches d’éco-conception, soit onze points de plus qu’en 2023. De plus, si 34% des entreprises interrogées investissent selon une stratégie climatique structurée - trois fois plus qu’en 2023, 58% des sociétés identifient les contraintes financières comme le principal frein, devant des retours sur investissement incertains (51%) et la complexité réglementaire (44%).

L’étude analyse également les spécificités des entreprises françaises. Au sein des entreprises européennes,   elles se distinguent en effet par leur niveau d’engagement : 92% font de la décarbonation une priorité stratégique (88% en moyenne en Europe) et 58% investissent massivement dans leur transition (51% en moyenne). Cependant, ce choix ne constitue pas encore un avantage concurrentiel, seules 24% des sociétés le percevant aujourd’hui comme tel. De plus, la France présente l’écart le plus important entre exposition physique aux risques climatiques (inondations, sécheresses…) et mesures d’adaptation mises en œuvre : seules 34% des entreprises ont pris des mesures d’adaptation, le taux le plus bas d’Europe.

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