2025 : le pire n’est pas arrivé

Publié le 12 janvier 2026 à 16h20

Juliette Cohen    Temps de lecture 2 minutes

D’un point de vue économique et financier, l’année 2025 a été marquée par le retour de Donald Trump à la Maison Blanche et, en particulier, par la guerre commerciale qu’il a lancée sur de multiples fronts (hausses de droits de douane spécifiques « pays » et spécifiques « secteurs »), avec une attention toute particulière accordée à la Chine.

Alors que le pessimisme a prévalu sur le début de l’année, les annonces d’exemptions sectorielles, les phases de désescalade avec la Chine et la conclusion d’accords commerciaux à compter de l’été 2025 ont conduit à une année en V tant pour les perspectives de croissance que pour les marchés actions.

En effet, la croissance mondiale a déjoué les prévisions pessimistes de début d’année, notamment aux Etats-Unis et en Europe, grâce à la reprise de la consommation et à la croissance du commerce mondial. Ce dernier a résisté à la guerre commerciale avec deux faits remarquables. Tout d’abord, si la Chine a beaucoup moins exporté vers les Etats-Unis, elle a beaucoup plus exporté vers le reste du monde, et son excédent commercial a atteint un record à 1 % du PIB mondial. Ensuite, les flux commerciaux liés au cycle de l’intelligence artificielle (IA) ont contribué nettement plus à la croissance du commerce mondial que les années précédentes.

La hausse des droits de douane a amené la Fed à marquer une pause de neuf mois dans son cycle de baisses de taux, à cause de son possible impact haussier sur l’inflation américaine. Mais l’absence de réelle accélération de l’inflation et la détérioration continue du marché du travail ont amené la Fed à baisser trois fois les taux directeurs en fin d’année 2025.

Peu après les annonces du Liberation Day, le S&P 500 était en baisse de 12,2 % mais il a fini l’année à +16,4 % ce qui constitue la neuvième meilleure année du 21e siècle. Certes, le rebond des valeurs liées à l’IA y est pour beaucoup, mais les bonnes performances des marchés actions en 2025 vont bien au-delà de la thématique et des Etats-Unis.

Les tendances à l’œuvre en 2025 devraient se poursuivre en 2026 avec de nouvelles interrogations succédant au feuilleton commercial : recomposition du Conseil des gouverneurs de la Fed, mise en œuvre des plans d’investissement allemands, négociations sur un cessez-le-feu en Ukraine, questions sur le cycle d’investissement lié à l’IA…

Juliette Cohen Stratégiste ,  CPR Asset Management

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