ISR

Biodiversité

Les investisseurs se mobilisent

Option Finance - 19 juin 2020 - Séverine Leboucher

Finance verte, Environnement, ESG

Après avoir concentré leurs efforts sur la lutte contre le changement climatique, les sociétés de gestion s’intéressent depuis quelques mois à la question de la biodiversité. Mais la prise en compte dans leurs portefeuilles de ce concept très vaste se révèle complexe. Plusieurs d’entre elles ont choisi de collaborer pour trouver des indicateurs adaptés.

Et si la finance se préoccupait du million d’espèces vivantes menacées d’extinction sur la planète ? Fin mai, 30 investisseurs internationaux représentant plus de 6 000 milliards d’euros d’actifs sous gestion ont signé une déclaration commune en faveur d’une meilleure prise en compte de la biodiversité dans leurs décisions d’investissements. Une initiative portée par quatre sociétés de gestion françaises : Axa IM, BNP Paribas Asset Management, Mirova et Sycomore. «La Terre pourrait connaître la sixième extinction de masse de son histoire, prévient Sarah Maillard, analyste ISR chez Mirova. Les investisseurs ont un rôle à jouer pour lutter contre cet effondrement de la biodiversité.» Il s’agit pour eux de passer en revue l’ensemble de leur portefeuille afin d’éviter les entreprises qui dégradent encore davantage la situation tout en privilégiant celles qui offrent des solutions au problème.

Ces réflexions s’inscrivent dans la droite ligne de celles sur l’ESG et le changement climatique. «Les acteurs financiers commencent à comprendre que le concept de durabilité est composé de multiples facettes et ne peut se résumer à la seule dimension du climat, souligne Jacob Michaelsen, responsable du conseil en finance durable chez Nordea. Les enjeux sociaux sont essentiels mais aussi les autres aspects de l’environnement, tels que la biodiversité. Il est indispensable de développer une vision holistique de l’ESG car toutes ces facettes sont interconnectées.» La crise du Covid tend d’ailleurs à le rappeler : le virus a très vraisemblablement été transmis à l’homme par des animaux dont l’écosystème naturel a été endommagé, notamment par la déforestation.

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