Après une phase d'urgence règlementaire en 2023-24, marquée par des recrutements rapides et parfois improvisés de responsables de la durabilité des entreprises (CSRD), l'environnement se stabilise, avec une simplification de la règlementation voulue par l'Europe. La CSRD n'en marque pas moins un changement d’échelle du reporting extra-financier, se traduisant par une nécessaire montée en compétences en matière de data, d’analyse et de finance pour les responsables en charge de sa production.
Moins en vue depuis la directive Omnibus, le poste de responsable du reporting CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), chargé de piloter la publication du rapport de durabilité, entame une phase de normalisation. « Après une phase d’urgence réglementaire en 2023-2024, marquée par des recrutements rapides parfois improvisés, la dynamique se stabilise. Le reporting CSRD entre dans une phase d’industrialisation, où les entreprises privilégient l’optimisation via la structuration des données, l’automatisation des processus et l’intégration aux systèmes financiers et IT » explique Kaelig Sadaune, président du cabinet de recrutement Brawo, spécialisé en RSE, ESG et impact. La période d’effervescence liée à la mise en conformité CSRD (2023-début 2024) a cédé la place, dès février 2025, à un ralentissement des recrutements, dans un contexte de simplification réglementaire européenne. Le relèvement des seuils d’application (plus de 1 000 salariés et 450 millions d’euros de chiffre d’affaires) a réduit le périmètre des entreprises concernées, excluant largement les PME. Le marché se stabilise désormais à un niveau inférieur à celui de la phase initiale. Les ETI deviennent les principaux moteurs du marché, tandis que les grands groupes, déjà engagés avec la déclaration de performance extra-financière (DEPF) en 2024 et les rapports CSRD pour 2025 et 2026, poursuivent leur trajectoire. Cette montée en charg...