Après la décision de Société Générale de limiter drastiquement le télétravail, les interrogations se font pressantes sur le retour au bureau, dans la banque et l’assurance. Mais le télétravail est devenu un acquis structurel dans la plupart des entreprises du secteur. Il sera, toutefois, de plus en plus encadré.
Le 18 septembre, une bonne centaine de salariés de Société Générale ont manifesté au pied des tours de La Défense. En cause, la décision annoncée le 19 juin par le directeur général Slawomir Krupa d’harmoniser le télétravail (TT) dans l’ensemble des pays où la banque est implantée. Ainsi, dans un an, les salariés français, quel que soit le métier, n’auront plus qu’« un jour maximum par semaine ». L’intersyndicale (CFDT, CFTC, CGT) estime pourtant, au lendemain de cette troisième mobilisation (après les 27 juin et 3 juillet), que l’accord de 2021, qui prévoit en moyenne deux jours de télétravail hebdomadaire en France, répond « aux exigences opérationnelles, organisationnelles, collectives et individuelles », contenant même des « possibilités d’adaptation en cas de difficultés constatées ». Quelles seraient celles rencontrées par les groupes de la banque ou de l’assurance, à l’échelle internationale ou domestique ?
Si chaque pays a une législation et des pratiques différentes, en comparaison, le cadre mondial adopté en 2023 par Crédit Agricole SA permet aux 75 000 salariés de ses entités (dans 46 pays) de réaliser jusqu’à 40 % de leur temps de travail annuel en TT. Autre exemple, chez BNP Paribas, l’accord conclu avec l’UNI Global Union en novembre 2024 (pour quatre ans, 183 000 salariés, 63 pays) définit un socle commun à une organisation entre télétravail et présentiel. « L’une de nos priorités est que, dans l’ensemble de nos géographies, tous nos collaborateurs soient...