Parole d’expert - Mehdi Iderb, Presales Treasury chez Cegid

Garder le contrôle de sa trésorerie en période d’incertitude

Publié le 16 octobre 2026 à 11h44

Cegid   OPTION FINANCE  Temps de lecture 5 minutes

Face à un environnement économique incertain, les trésoriers doivent aller au-delà du simple suivi des liquidités. Grâce à des données fiables et des prévisions régulièrement actualisées, ils peuvent anticiper les risques, éclairer les décisions financières et renforcer leur rôle stratégique.

Quels défis pèsent sur les trésoriers d’entreprises ?

Il y a quelques années encore, les trésoriers pouvaient réaliser leur prévisionnel sur 6 à 12 mois, mais la conjoncture actuelle change la donne. Il ne s'agit plus seulement de connaître les liquidités disponibles à court, moyen et long terme, mais aussi d'anticiper les besoins de financement de l'entreprise. 

La trésorerie est en effet directement exposée aux fluctuations économiques et géopolitiques, qui pèsent sur les prix des matières premières et de l’énergie, les taux de change, l’inflation, et les coûts de financement et de production. Avec un Brent repassé au-dessus de 100 dollars, 80 % des grandes entreprises et ETI exposées déclarent un impact négatif des prix des matières premières sur leur trésorerie, selon l’enquête AFTE × METI × Rexecode de septembre 2026.

Le contexte économique et financier met également sous tension certaines trésoreries, notamment à travers l'allongement des délais de paiement et les pressions croissantes sur les besoins en liquidités.

Comment les trésoriers peuvent-ils agir ?

Anticiper ne signifie pas prédire l’avenir mais disposer de suffisamment d’informations pour accompagner la gestion de trésorerie. À cet effet, les trésoriers ont avant tout besoin de données fiables pour réaliser leurs prévisionnels.

Il leur faut notamment connaître précisément les délais de règlement de leurs clients et fournisseurs afin d’anticiper leur besoin en fonds de roulement (BFR) et de mettre en place des actions correctives si nécessaire. A cet effet, plusieurs leviers existent : négocier les délais de paiement fournisseurs, renforcer le suivi de la santé financière des clients, ou encore raccourcir les délais de paiement lorsque le risque client devient trop important.

Les trésoriers doivent aussi anticiper leur BFR selon des scénarios pessimistes, neutres ou optimistes, susceptibles d’évoluer avec le contexte géopolitique ou une crise sociale.  Cependant, construire des prévisions ne suffit pas : encore faut-il pouvoir les confronter régulièrement à la réalité. Il est ainsi important de bien comprendre les raisons des écarts entre le prévisionnel et le réalisé afin de mettre en place les plans d’action adaptés. Ces écarts sont généralement des signaux d’alerte à ne pas négliger. Ils sont loin d’être marginaux : en septembre, 17 % des trésoriers ont constaté que leurs prévisions du mois ne s’étaient pas révélées fiables (AFTE × METI × Rexecode, septembre 2026).

Il leur faut également anticiper les besoins de trésorerie liés aux investissements (croissance externe, achat d’un outil de production, etc.) pour en mesurer l’impact et négocier les financements au meilleur taux. Cette démarche est d’autant plus importante que les conditions se durcissent : en septembre, 79 % des trésoriers constataient une hausse des taux de financement, contre 22 % en juillet (AFTE × METI × Rexecode, septembre 2026). Dans certains cas, les liquidités disponibles peuvent constituer une alternative à l’emprunt bancaire.

Enfin, la fiabilité des prévisions dépend du partage d’informations actualisées entre les fonctions de l’entreprise. Les trésoriers doivent donc développer une culture cash au sein de leur organisation.

Comment une solution de gestion de trésorerie les accompagne-t-elle ?

Beaucoup d’entreprises utilisent encore des outils inadaptés et collectent et consolident manuellement leurs données prévisionnelles. Résultat : 51 % des directeurs financiers placent l’amélioration de la précision des prévisions parmi leurs cinq priorités (Gartner).

C’est ici qu’un outil comme Cegid Allmybanks apporte une réponse concrète. Il permet de disposer d’une vision actualisée des prévisions de trésorerie et des écarts entre le prévisionnel et le réalisé. Le trésorier dispose ainsi des informations nécessaires pour analyser ces écarts et ajuster ses prévisions en conséquence.

Cegid Allmybanks permet également d’importer les prévisions de trésorerie depuis l’ERP de l’entreprise, s’intègre aux différents outils de gestion (ERP, paie, BI, EPM…) et prend en charge les protocoles de communication bancaire SWIFT et EBICS. En facilitant ainsi la collecte et la consolidation des informations issues des différents systèmes et établissements bancaires, elle permet aux trésoriers de disposer d’une vision plus complète de leurs liquidités, essentielle pour construire des prévisions fiables.

Les fonctionnalités de reporting contribuent par ailleurs à rendre ces informations plus facilement exploitables pour éclairer les arbitrages financiers et accompagner les décisions de l’entreprise.

Dans un environnement où l’incertitude devient la norme, l’enjeu pour les trésoriers n’est donc plus seulement de disposer d’une visibilité sur leurs liquidités, mais de pouvoir anticiper leur évolution et agir en conséquence. Grâce à des solutions comme Cegid Allmybanks, le trésorier renforce son rôle stratégique au sein de l’entreprise, en contribuant à sécuriser sa trajectoire financière.

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