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Clôture 2015 : la valorisation des actifs sous pression

Option Finance - 15 février 2016 - Arnaud Lefebvre

Goodwill, Actifs incorporels, IAS 36

Clôture 2015 : la valorisation des actifs  sous pression

Alors que plusieurs groupes viennent d’officialiser des dépréciations importantes, ce type d’annonces pourrait se multiplier. L’environnement actuel, marqué par le ralentissement économique mondial et la volatilité des prix des matières premières, tend en effet à dégrader les perspectives des entreprises, et donc la valorisation de certains de leurs actifs.

La pause pourrait bien n’avoir été que de courte durée. Après que de nombreuses entreprises ont été contraintes, sous l’effet de la crise, de déprécier parfois massivement des actifs tant corporels qu’incorporels en 2011, 2012 et surtout 2013, la clôture des comptes 2014 avait été marquée par une nette amélioration de la situation (voir graphique). Mais alors que la saison des résultats 2015 ne fait que débuter, la tendance s’annonce beaucoup moins favorable cette année. Avant même de publier leurs comptes, plusieurs groupes ont préféré prendre les devants en prévenant les investisseurs que d’importantes dépréciations seraient passées, à l’image de Nexans, Mersen, Vallourec, ArcelorMittal, EDF ou encore Groupe Partouche et Média 6. Surtout, d’autres sociétés devraient bientôt les imiter. «Nous travaillons actuellement avec plusieurs de nos clients sur des dépréciations d’actifs, qui seront comptabilisées dans les comptes 2015», confirme un auditeur.

Une détérioration du sentiment de confiance

Face à la forte baisse des prix des matières premières (– 40 % sur un an pour le brent, – 35 % pour l’acier, – 20 % pour le charbon, etc.), les entreprises évoluant dans les secteurs concernés sont, naturellement, les plus affectées par ce phénomène. D’ailleurs, ce sont principalement elles qui ont jusqu’à présent communiqué sur ce sujet, y compris à l’étranger, à l’image du groupe minier australien BHP Billiton, de l’énergéticien espagnol Repsol et du chimiste allemand BASF. Pour autant, le mouvement attendu de dépréciation d’actifs ne devrait pas rester cantonné à cette catégorie d’acteurs.

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