Malgré les craintes suscitées par les tensions sur le marché obligataire, les Bourses européennes avancent dans l'ensemble ce mercredi, espérant trouver dans la publication de Nvidia prévue ce soir de quoi nourrir l'engouement des derniers mois autour de l'IA.
Un peu avant 12h00, le CAC 40 gagne 0,3% vers 8 008 points, une progression conforme à celles du DAX de Francfort et de l'Ibex de Madrid, alors que le FTSE de Londres se replie de 0,1%. Plus globalement, l'Euro STOXX 600 affiche un gain de 0,2%.
Les regards tournés vers Nvidia et les minutes de la Fed
Les investisseurs suivront avec attention, ce soir après la clôture de Wall Street, la publication trimestrielle de Nvidia, alors que le rallye des valeurs liées à l'IA soutient largement les marchés boursiers mondiaux depuis le début de l'année.
Les attentes étant particulièrement élevées après la forte hausse des valeurs technologiques et des semi-conducteurs, Nvidia devra non seulement dépasser les attentes au niveau de ses profits, mais également laisser entrevoir une accélération de la demande.
"Nvidia a habitué le marché à dépasser les attentes, donc la surprise doit désormais être plus significative", prévient Charu Chanana, stratège chez Saxo. "Toute déception pourrait se répercuter sur les semi-conducteurs, le Nasdaq et d'autres valeurs liées à l'IA."
Autre évènement prévu après la clôture en Europe, la Fed doit faire paraître les minutes de la dernière réunion de son comité de politique monétaire, qui pourraient conforter l'idée que les chances de baisse des taux sont désormais devenues très minces cette année.
D'ailleurs, illustrant cette perspective d'une politique monétaire plus restrictive, les marchés obligataires sont clairement passés en mode "surchauffe", avec un rendement des bons du Trésor américain à 30 ans qui a franchi dans la nuit le cap de 5,20%, un niveau inédit depuis juillet 2007.
L'inflation accélère en zone euro, mais ralentit au Royaume-Uni
De ce côté-ci de l'Atlantique, la matinée a été marquée par la publication des chiffres de l'inflation : dans la zone euro, Eurostat a confirmé une progression annuelle de 3,0% en avril (dont un taux de 2,2% hors éléments volatils), après un taux annuel de 2,6% en mars.
Au Royaume-Uni, l'indice des prix à la consommation (IPC) est ressorti en augmentation de 2,8% sur un an en avril, soit un taux annuel inférieur de 0,5 point à celui observé le mois précédent, un ralentissement entraîné principalement par le logement et les services ménagers.
Hors énergie, alimentation, alcool et tabac, l'IPC sous-jacent britannique a augmenté de 2,5% sur un an le mois dernier, après 3,1% en mars. Le taux annuel de l'IPC des biens a grimpé de 0,3 point à 2,4%, mais celui des services a chuté de 1,3 point à 3,2%.
Euronext en tête du CAC 40 après un solide 1er trimestre
Dans l'actualité des valeurs à Paris, Euronext tient le haut du pavé, s'adjugeant 5%, après avoir signé un début d'année solide avec une rentabilité améliorée et un 8e trimestre consécutif de croissance à deux chiffres de ses revenus.
"Dans l'ensemble, Euronext a dévoilé de bons résultats", constate Deutsche Bank, pour qui le groupe boursier "continue de tenir ses promesses". Jugeant également sa valorisation attractive, Deutsche Bank réitère sa recommandation "achat".
Ailleurs en Europe, Tesco cède 1% à Londres alors que le gouvernement britannique incite les distributeurs alimentaires à plafonner les prix, une initiative qui fait suite à la hausse de l'inflation alimentaire au Royaume-Uni, laquelle atteint 3,7% en avril.
Uniper s'envole de plus de 20% à Francfort, alors que Berlin a officiellement lancé le processus de privatisation du groupe énergétique. L'Etat allemand, entré au capital lors du sauvetage de 2022, détient encore plus de 99% de son capital.
Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.