Wall Street ignore superbement l'annonce américaine de nouvelles frappes contre l'Iran ce mardi, ainsi qu'un niveau toujours élevé du baril de "WTI" qui flirte avec les 80 USD. Le Nasdaq-100 gagne environ 1,1% et retrouve les 29 600, le S&P500 grappille 0,4% vers 7 550, avec l'appui de Nvidia qui grimpe de 4%, Palo-Alto 7% et Alphabet 2%. Après l'escalade verbale de la veille, Trump, comme à 41 reprises depuis début avril change son fusil d'épaule et délivre des propos plus apaisants : il a annoncé vers 18H30 qu'il convertit les 20% de taxe sur la valeur de la cargaison des navires transitant par Ormuz en obligation de conclure des projets d'achat et d'investissements avec les pays du Golfe Persique (sauf l'Iran bien sur).
Trump avait auparavant minimisé la gravité des bombardements et attaques réciproques entre Etats Unis et Iran en les qualifiant "d'incidents" qui ne préfigure pas d'escalade. Il avait au passage confirmé que le détroit d'Ormuz était sous contrôle américain... mais la réalité est que même avec cette protection annoncée le weekend dernier, pratiquement aucun navire ne circule.
A aucun moment, le trafic dans le détroit n'a atteint ne serait-ce que 50% de la moyenne d'avant guerre, mais le prix du pétrole a évolué comme s'il était grand ouvert... avant de rebondir brutalement depuis lundi, jusque vers 87 USD pour le "Brent" et 80 UDS pour le "WTI"... avant les annonces de Trump (rechute du "Brent" vers 85 USD), mais sans préjudice pour le S&P500 qui s'effrite de 0,35% en 48H.
L'autre "grand sujet" de la semaine, c'est le coup d'envoi des trimestriels qui donne lieu à des écarts très dissymétriques : Goldman Sachs s'impose comme locomotive du S&P500 avec une envolée de 8,9% (le titre établit un nouveau record absolu à 1.138 USD) : "GS" fait un véritable carton plein au 2ème trimestre avec une bourse de Wall Street au firmament et plus "bullish" que jamais (activité "actions" à 72%), et une activité fusion/acquisitions qui explose de 90% par rapport à 2025.
Le bénéfice par action a presque doublé (à 20,98 USD, contre 10,91 USD un an plus tôt), le produit net bancaire a bondi de 39% à 20,34 Mds USD soit 25% de plus que prévu.
Inversement, IBM -qui a publié par surprise ses résultats avec 10 jours d'avance- dévisse de -25%, soit la pire chute de son histoire suite à un "profit warning", l'activité "logiciels" étant plombée par les investissements massifs dans les semiconducteurs (ce qui réduit les achats dans d'autres domaines).
Cette journée était également marquée par la première prestation de Kevin Warsh devant une commission du Congrès : c'est le fameux "témoignage" bi-annuel, et il en a profité pour annoncer que la FED rentrait dans une "nouvelle ère".
Il n'est pas question que l'inflation prenne de vitesse les autorités monétaires (une pierre dans le jardin de Jerome Powell) alors que les investissements -notamment dan l'A.I accélèrent fortement.
Le marché du travail se montre "remarquablement résilient" et les marchés financiers semble afficher une santé éclatante... mais Kevin Warsh souhaiterait que la croissance repose sur une "base plus large" et que les prix s'assagissent.
A ce sujet, le Département du Travail a annoncé que l'indice des prix à la consommation (CPI) s'était contracté de 0,4% le mois dernier, après une hausse de 0,5% en mai, et alors que les économistes attendaient un repli de seulement 0,1%.
Sur un an, cela porte la décélération du CPI à 3,5% après 4,2% le mois précédent et un consensus à 3,8%.
La nette décrue des prix du pétrole, liée à l'anticipation d'une réouverture d'Ormuz (accord d'Islamabad conclu il y a 1 mois, jamais respecté et désormais moribond avec les récents "incidents") y est pour beaucoup.
Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.