Marchés

La Fed vite oubliée, la baisse du pétrole soutient les places européennes

Publié le 17 septembre 2026 à 17h51

Les grands indices du Vieux Continent ont réussi à enchaîner une deuxième séance consécutive de progression, malgré la hausse (sans surprise) des taux directeurs annoncée hier soir par la Fed, mais surtout grâce au repli des cours de l'or noir après une initiative diplomatique.

A Paris, le CAC 40 a ainsi terminé sur un gain de 0,57%, à 8 186,93 points, à Francfort, le DAX 40 s'est adjugé 0,77% et à Londres, le FTSE 100 a fini en hausse de 1,20%.

Le catalyseur haussier est lié à la baisse des cours du pétrole pour la deuxième séance consécutive. Au moment de la clôture en Europe, le WTI à New York perdait 1,23%, à 100,74 dollars, et le Brent de la mer du Nord à Londres cédait 1,84%, à 103,66 dollars. Les prix de l'or noir sont au plus bas depuis un peu plus d'une semaine, en partie grâce à une intervention chinoise.

Selon Reuters, la Chine aurait demandé en privé à l'Iran de contenir ses alliés Houthis au Yémen. Cet appel intervient après une demande de l'Arabie saoudite à Pékin, à la suite de l'offensive militaire menée ces derniers jours par les Houthis.

La Fed a relevé ses taux

Face à ces nouvelles positives, les investisseurs ont vite digéré la hausse des taux de la Fed. Attendu par une très large majorité des investisseurs, ce relèvement n'a donc pas vraiment eu d'impact sur les marchés européens.

Dans une note intitulée "La Fed préfère payer maintenant plutôt que payer davantage plus tard", Daniel Siluk de chez Janus Henderson Investors explique que "le renforcement de l'économie américaine a contraint la Réserve fédérale (Fed) à relever son taux directeur pour la première fois depuis trois ans, joignant ainsi l'acte à la parole après la rhétorique restrictive des débuts de l'ère Warsh".

De son côté, Felipe Villaroel, gérant chez TwentyFour AM, précise que Kevin Warsh, le président de la banque centrale américaine "n'a fait aucune référence à d'éventuels désaccords internes ni à des groupes de travail, se contentant d'affirmer de manière simple et crédible que l'inflation reste supérieure à l'objectif et qu'elle sera maîtrisée".

Dans l'actualité macro-économique

A l'exception de l'inflation européenne, les statistiques ont été exclusivement américaines.

Au mois d'août, l'indice des prix à la consommation de la zone euro a augmenté de 0,4% après une hausse de 0,2% un mois plus tôt, portant la hausse en rythme annuel à 3,2%, contre des attentes à 3,3% et un précédent à 2,9%.

Outre-Atlantique, les nouvelles demandes hebdomadaires d'allocation chômage se sont élevées à 196 000, contre 207 000 attendues et 206 000 une semaine plus tôt.

De son côté, l'indice de la Fed de Philadelphie s'est moins contracté que prévu en passant de 47,4 à 37,8 points, contre une estimation à 31,3 points.

Dans l'immobilier, toujours aux Etats-Unis, en août les mises en chantier et le nombre de permis de construire ont été décevants, alors que les promesses de vente de logements, toujours en août, ont augmenté de 0,3%, alors qu'une baisse de 0,2% était redoutée.

Sur le marché des devises, au moment de la clôture européenne, l'euro était en hausse face au billet vert ( 0,12%) et s'échangeait contre 1,1482 dollar.

Au niveau des valeurs

Au sein du CAC 40, les constructeurs automobiles se sont repris au lendemain de leur forte baisse. Renault s'est adjugé 2,41% et Stellantis s'est apprécié de 2,43%. Mais la meilleure performance de l'indice est à mettre à l'actif d'Eurofins Scientific qui a gagné 2,92%.

A l'inverse, dans le rouge, EssilorLuxottica s'est affaissé de 2,52%, suivi de Dassault Systèmes qui a perdu 1,53%.

En dehors du principal indice parisien, Exosens a bondi de 8,37%. Le spécialiste des technologies d'amplification, de détection et d'imagerie a relevé ses objectifs financiers annuels, profitant d'une montée en cadence industrielle plus rapide que prévu.

De son côté, Abionyx Pharma a flambé de 11,99%, porté par Stifel qui a débuté le suivi du titre avec une recommandation à l'achat, et une cible de cours de 8,50 euros, soit un potentiel de hausse de près de 400% par rapport au cours de mercredi soir.

Ailleurs en Europe, Bilfinger a chuté de 21,24%. Le groupe allemand de services industriels, confronté à la prudence accrue des investisseurs et au report d'investissement de la part de ses clients, a révisé à la baisse ses objectifs financiers annuels.

Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.

Actualités assurance

Chargement en cours...

L'info asset en continu

Chargement en cours...

Dans la même rubrique

Wall Street gagne du terrain dans le sillage de la Fed

Les marchés actions américains évoluent dans le vert jeudi, au lendemain de la décision de politique...

Rebond moins marqué que prévu des promesses de ventes aux USA en août

Les promesses de vente dans l'immobilier américain ont rebondi moins que prévu en août, la vigueur...

Choc énergétique : Allianz Trade anticipe des tensions sous contrôle

Dans une étude publiée ce jeudi, Allianz Trade souligne que "le choc actuel des prix du pétrole ne...

Voir plus

Chargement…