Pour renforcer ses positions sur les marchés privés, Amundi s'est allié récemment au britannique ICG.
Les actifs privés font depuis quelques années l’objet d’un fort engouement de la part des gérants d’actifs traditionnels. Vous avez pris en fin d’année dernière une participation de 9,9 % chez ICG, une société de gestion britannique spécialisée sur ce secteur. A quelle analyse du marché répondait cet investissement ?
Le pôle de gestion Actifs réels et alternatifs d’Amundi représente environ 66 milliards d’euros d’encours, ce qui est significatif en soi, mais qui en même temps nous positionne de manière différente par rapport aux grands acteurs du secteur. Compte tenu de la taille et du poids du groupe dans la compétition internationale, il est naturel de vouloir renforcer ce pôle. Pour y parvenir, il faut être capable d’apporter un service à valeur ajoutée au client. Nous pouvons le faire soit en fournissant nous-mêmes des solutions en fonction de nos compétences, soit en étant ensemblier et en allant chercher chez d’autres les compléments de gamme qui nous manquent. Nous avons ainsi décidé d’adopter une approche hybride dans les actifs réels et alternatifs.
C’est la raison pour laquelle ce métier est structuré autour de deux axes : d’une part une gestion directe qui recouvre un pôle immobilier et un pôle marchés privés, lui-même composé des activités de private equity, de dette privée et d'infrastructure, et d’autre part, un pôle dédié aux partenariats, aux gestions indirectes et à la sélection de fonds externes, dont on pourrait dire qu’il joue un rôle d’ensemblier. Les...