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Le FIR propose une méthodologie pour mesurer l’efficacité de l’engagement actionnarial

Publié le 9 juin 2026 à 8h00

Séverine Leboucher    Temps de lecture 3 minutes

Après deux ans de travaux, la méthodologie Voice vient d’être publiée par un groupe d’investisseurs institutionnels, d’asset managers et d’académiques.

Convaincre les entreprises de changer sur les aspects extra-financiers plutôt que les exclure des portefeuilles : telle est la raison d’être des pratiques d’engagement actionnarial mises en avant par les investisseurs responsables depuis une dizaine d’années. Encore faut-il être en mesure de prouver l’efficacité de cette action, pour qu’elle ne soit pas vue comme un simple prétexte à l’inaction. Une mission complexe que le Forum pour l’investissement responsable (FIR) a voulu relever en créant un groupe de travail ad hoc composé d’investisseurs institutionnels (ERAFP, FRR, MAIF, Malakoff Humanis), d’asset managers (BNPP AM, Edram, Generali AM, Sycomore, CDC Croissance) et d’académiques. Près de deux ans de travaux ont été nécessaires pour aboutir à une méthodologie, baptisée « Voice » (Valuation of influence in corporate engagement), qui vient d’être publiée.

En quarante pages, elle cherche à décortiquer comment évaluer l’influence effective d’un investisseur sur un émetteur dans le cadre de l’engagement. Cette notion d’influence est essentielle. « Selon Voice, un engagement implique la formalisation d’une demande de changement, sa justification et une volonté d’interaction avec l’entreprise, détaille François Humbert, lead engagement manager chez Generali AM. Il se distingue du dialogue, qui vise à recueillir de l’information pour alimenter l’analyse. » La méthodologie considère que l’influence d’une démarche d’engagement doit se mesurer au niveau des objectifs poursuivis, qui sont parfois multiples pour une même entreprise et plus ou moins ambitieux (demande de transparence, changements opérationnels, adaptation stratégique).

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