Comme tous les secteurs, le capital-investissement n’échappe pas aux effets de l’explosion des risques géopolitiques. Selon une enquête menée par le cabinet Alvarez & Marsal auprès de 200 investisseurs de fonds de capital-investissement ainsi que de dirigeants d’entreprises européennes en portefeuille, l’incertitude en la matière est désormais le premier obstacle à la création de valeur pour 62 % des professionnels interrogés, devant la volatilité des droits de douane et l’inflation (58 % chacun). Les sorties se faisant plus compliquées, la formule des fonds de continuation connaît un succès croissant : 43 % des sociétés de capital-développement utilisent cette technique, contre 24 % en 2024. En parallèle, les fonds misent désormais avant tout sur l’amélioration de la rentabilité pour créer de la valeur. Potentielle source de productivité, l’IA est ainsi utilisée par 63 % des répondants, contre 41 % en 2025, principalement pour l’analyse et l’exploitation des données (69 %), l’amélioration de l’efficacité opérationnelle (60 %) et l’optimisation de la fonction finance (55 %). Toutefois, le coût élevé et l’incertitude sur le retour sur investissement apparaissent pour l’instant comme autant d’obstacles pour 60 % d’entre eux. La mise en œuvre des plans de création de valeur est également accélérée : 58 % des répondants engagent leurs ressources dès les cent premiers jours suivant l’acquisition, contre 29 % un an plus tôt. Avec pour l’instant un succès limité : 65 % admettent avoir réalisé moins de la moitié de la valeur visée par les programmes mis en place au cours des deux dernières années…