Les conditions d’accès au crédit se détendent en février, selon deux études menées par Rexecode, l’une en partenariat avec Bpifrance, l’autre avec l’AFTE. Ainsi, 20 % des TPE et PME déclarent avoir rencontré des difficultés pour financer leur trésorerie, contre 22 % au trimestre précédent. L’accès au financement apparaît également plus aisé pour les grandes entreprises et les ETI : 30 % le jugent facile, et seulement 16 % rencontrent encore des difficultés. Ainsi, 81 % d’entre elles indiquent avoir eu recours au financement bancaire pour couvrir leurs besoins de trésorerie.
En outre, les intentions d’investissement des TPE-PME rebondissent. 45 % des dirigeants prévoient de réaliser des investissements cette année, contre 39 % au trimestre précédent. Cependant, certaines de ces entreprises sont encore contraintes par le remboursement d’un PGE contracté durant la crise sanitaire. Parmi celles ayant obtenu ce type de prêt, 27 % l’ont déjà remboursé dans son intégralité, 55 % prévoient de le solder d’ici la fin de cette année, 15 % envisagent de clôturer le remboursement au-delà de 2026 et 3 % craignent ne pas être en mesure de le rembourser. Parmi les entreprises n’ayant pas encore soldé la totalité de leur PGE, 18 % estiment que le remboursement fait peser un risque sur l’avenir de leur entreprise.
Du côté des ETI et des grandes entreprises, les contraintes pour la trésorerie se situent du côté du prix des matières premières. Parmi celles exposées à ce risque, 58 % déclarent un impact négatif sur leur trésorerie. Par ailleurs, dans un contexte d’euro fort, le taux de change euro/dollar est également perçu comme ayant un impact négatif ou très négatif par 54 % des trésoriers. Afin de gérer le risque de change, 45 % des sociétés mettent en place des couvertures de manière régulière et 14 % de façon ponctuelle.