MARCHÉS

Les banques d’investissement françaises ont perçu moins de commissions au premier trimestre

Publié le 9 avril 2026 à 18h45

 Temps de lecture 2 minutes

Les banques d’investissement françaises ont engrangé 927,9 millions de dollars de commissions au premier trimestre 2026, un montant en baisse de 14 % sur un an et le plus faible enregistré pour un premier trimestre depuis 2019, selon les données compilées par LSEG. Dans le détail, les commissions de conseil perçues au titre des opérations de M&A se sont élevées à 186 millions de dollars (-41 % sur un an), celles liées aux marchés de la dette (DCM) à 491,7 millions de dollars (-6 %) et celles perçues pour les prêts syndiqués à 163,4 millions de dollars (-18 %). Seules les commissions facturées pour les marchés de capitaux propres (ECM) sont en hausse, à 86,8 millions de dollars, soit une progression de 117 % sur un an et le plus haut niveau depuis huit ans. BNP Paribas est la banque ayant perçu le montant le plus important de commissions au premier trimestre 2026, avec 122 millions de dollars encaissés, soit 13 % du total, malgré une baisse de 8 % sur un an. Crédit Agricole CIB (88,3 millions de dollars, -18 %) et JP Morgan (76,3 millions de dollars, +26 %) complètent le podium.

A l’occasion de sa publication, LSEG a également analysé les opérations de M&A impliquant au moins une entreprise française, cible ou acheteuse. Les transactions annoncées, et donc pas forcément conclues, atteignent un total de 48,7 milliards de dollars au premier trimestre 2026, un montant en hausse de 40 % malgré une baisse de 32 % du nombre d’opérations. Le montant en valeur a en effet été soutenu par l’annonce de l’acquisition de UK Power Networks par Engie pour une valeur d’entreprise de 21,3 milliards de dollars. Du côté des marchés financiers, les émissions d’actions et titres assimilés ont totalisé 5,2 milliards de dollars au premier trimestre 2026, soit une augmentation de 179 % sur un an malgré une baisse de 7 % du nombre d’émissions. Là encore, le marché a été porté par Engie, qui a levé 3,5 milliards de dollars via un placement accéléré de blocs d’actions (ABB). Enfin, les émetteurs français ont levé 141 milliards de dollars de dette (+14 %), dont 39 % par les administrations publiques. Ce montant n’a été dépassé qu’une seule fois depuis les premières statistiques, lancées en 1970, de LSEG.

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