PRIVATE EQUITY

Les investisseurs souhaitent diversifier leurs futures allocations dans le non-coté

Publié le 4 septembre 2026 à 15h44

OPTION FINANCE  Temps de lecture 3 minutes

Plus de 110 milliards d’euros devraient être alloués au cours des douze prochains mois par les 1 500 Limited Patners (LPs) présents la semaine prochaine à l’IPEM Global 2026 qui rassemble, à Paris, les acteurs du private equity. Selon une étude réalisée en partenariat avec AlixPartners qui sera dévoilée le 9 septembre prochain lors de l’événement, les tickets de petits montants sont en baisse : 12 % prévoient d’investir jusqu’à 5 millions d’euros (18 % l’an dernier), 15 % entre 5 et 10 millions d’euros (17 % précédemment) et 18 % entre 10 et 20 millions d’euros (19 % l’an dernier). En revanche, les plus gros montants attirent davantage : 39 % envisagent d’investir 20 à 100 millions d’euros (36 % l’an dernier), 25 % de 100 à 500 millions d’euros (23 % l’an dernier) et 9 % plus de 500 millions (9 % l’an dernier). En outre, les LPs souhaitent investir davantage dans des fonds dont la taille est comprise entre 100 et 500 millions (70 % des répondants) et entre 500 millions et 2 milliards d’euros (83 %). « Dans un contexte de baisse des rendements, les LPs s’adaptent en modifiant leur stratégie, note Nicolas Beaugrand, partner et managing director en charge du private equity France chez AlixPartners. Ainsi, le focus des investisseurs sur les fonds small et mid se renforce cette année dans un objectif de diversification. Ils se tournent également de plus en plus vers des actifs jugés résilients et moins sensibles à l’inflation. »

Les LPs souhaitent ainsi diversifier les segments sur lesquels ils investissent. L’appétit pour le private equity diminue, 31 % le citant comme leur première stratégie, contre 38 % un an plus tôt, au profit des actifs réels (infrastructures, immobilier, ressources naturelles) plébiscités par 20 % des LPs, contre 18 % il y a un an, et des autres catégories d’actifs (produits de transferts de risques, comme les insurance-linked securities et cat bonds, flux de redevance sur les brevets, par exemple dans la biopharma…). Ces derniers sont ainsi davantage envisagés que l’année précédente (11 %, contre 5 %). « Cette catégorie présente l’avantage de ne pas être corrélée aux performances des marchés et offre une certaine protection contre l’inflation », souligne Antoine Colson, CEO et managing partner de l’IPEM.

En outre, le secteur de la technologie et des logiciels est boudé par les LPs : la part des investisseurs citant ce secteur comme une priorité chute de 85 % à 28 % en un an, le faisant passer de la première à la dernière place parmi les huit secteurs étudiés. La tech est en effet désormais intégrée pleinement aux secteurs traditionnels, à travers par exemple l’adoption de l’IA, et les investisseurs souhaitent limiter leur exposition au secteur des logiciels, menacé par les nouveaux modèles d’IA. Ainsi, la santé (83 %), l’industrie et les matériaux (73 %) et les services aux entreprises (72 %) forment le podium des secteurs les plus recherchés par les LPs.

Par ailleurs, si 86 % des General Partners (GPs) prévoient de lever des fonds au cours des douze prochains mois, les délais pour clôturer les levées continuent de s’allonger : seuls 27 % anticipent un premier closing dans les douze prochains mois, contre 32 % il y a un an. De plus, parmi les fonds ayant réalisé un premier closing au cours des derniers douze à dix-huit mois, 30 % n’ont pas encore finalisé la clôture de leur levée, contre 25 % il y a un an.

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