Dans un marché obligataire primaire particulièrement dynamique pour son compartiment euro, porté notamment par les émissions en euros des Gafam, les entreprises françaises se montraient jusqu’à récemment un peu en retrait. Elles rattrapent actuellement leur retard, avec de nombreuses émissions. Ainsi, Schneider Electric vient de se présenter sur le marché avec une émission de 1,5 milliard d’euros en deux tranches. La première porte sur 800 millions d’euros à taux variable (Euribor +0,30 %) avec une maturité en juillet 2028, et la seonde sur 700 millions à taux fixe de 3,375 % avec une maturité en décembre 2033 (taux implicite de 3,386 %). Cette opération répond à la stratégie de préfinancement des échéances attendues au cours des douze mois à venir, souligne l’entreprise.
De son côté, Air France-KLM a réalisé une émission obligataire senior de 500 millions d’euros dans le cadre de son programme EMTN (Euro Medium Term Notes). La maturité des titres a été fixée à cinq ans. Ils sont assortis d’un coupon fixe annuel de 4,250 % (pour un rendement à maturité de 4,318 %). Le produit de l’émission sera affecté aux besoins généraux du groupe. Cette opération de refinancement « contribue à l’optimisation du bilan d’Air France-KLM, en simplifiant sa structure de capital, en réduisant ses coûts de financement et en augmentant la proportion de dette senior au sein de cette structure », relève le groupe.
Enfin, le groupe Orange a choisi, lui, d’émettre des titres hybrides à hauteur 850 millions d’euros. Il s’agit donc d’obligations super-subordonnées à durée indéterminée non remboursables avant sept ans portant intérêt à taux fixe réajustable, avec un coupon de 4,25 % jusqu’à la première date d’ajustement. Les agences de notation attribuent aux nouvelles obligations une note de BBB-/Baa3/BBB- (S&P/Moody’s/Fitch) et les considèrent comme des fonds propres à hauteur de 50 %.