Les entreprises françaises (publiques et privées confondues) se redressent après deux années difficiles pour leur trésorerie. Selon une récente étude Altares, près d’une entreprise sur deux (49,7 %) a payé ses fournisseurs à échéance au premier semestre 2026, contre seulement 45,2 % un an plus tôt. Sur cette période, les retards de paiement atteignaient en moyenne 12,3 jours de retard contre 13,1 jours en moyenne en Europe. En outre, la part des retards de paiement supérieurs à 30 jours se limite à 7,5 % pour les entreprises françaises au premier semestre 2026, soit un résultat plus favorable que pour l’ensemble de l’Europe (8,8 %). Dans le détail, l’amélioration des comportements de paiement est portée par les TPE-PME. Malgré des trésoreries réputées plus fragiles, ces sociétés se montrent plus rigoureuses dans le respect de leurs échéances fournisseurs. Ainsi, les TPE reviennent à un retard moyen de 11,7 jours au premier semestre 2026, soit près de deux jours de moins qu’un an plus tôt. De leur côté, les PME de moins de 50 salariés affichent seulement 11,1 jours de retard moyen, contre 13 jours au premier semestre 2025. En revanche, plus les entreprises sont importantes en taille, moins leurs résultats sont bons en matière de réduction des retards. Chez les ETI de moins de 250 salariés, les retards de paiement atteignent ainsi en moyenne 13,4 jours au premier semestre 2026. De même, le retard moyen monte à 15,3 jours pour les ETI entre 250 et 999 salariés, et jusqu’à 19,6 jours de retard pour les entreprises de 1 000 salariés et plus.
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Retards de paiement : la France revient à une discipline plus vertueuse
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