Innovation

Start-up : les fintechs recrutent davantage que les autres

Publié le 2 octobre 2026 à 11h49

OPTION FINANCE  Temps de lecture 2 minutes

Parmi l’ensemble des start-up françaises, les fintechs affichent la plus forte hausse des effectifs (+9%) en 2025 et un taux de valeur ajoutée équivalent à 42,8%, soit le deuxième plus élevé au sein de l’échantillon de 2640 jeunes pousses analysé par la Banque de France. Seul le secteur du software et de la data génère un taux de valeur ajoutée supérieur, représentant 48,3% de leur chiffre d’affaires.

Dans le détail, les 173 fintechs de l'échantillon, hors établissements agréés par l'ACPR, ont réalisé 2,37 milliards d’euros de chiffre d'affaires en 2025, contre 2,1 milliards d’euros en 2024. Avec une progression de 13,4 % de ses revenus, le secteur se classe troisième en termes de croissance, derrière le software & data (+18,5%) et le e-commerce & marketplace (+14%). La part du chiffre d'affaires réalisée à l'export progresse également pour les fintechs, passant de 31% à 33,6%, en faisant le troisième secteur le plus exportateur, derrière le tourisme et loisirs (54,2%) et le marketing digital (43,9%).

En termes d’effectifs, les fintechs emploient 9563 salariés fin 2025, contre 8774 un an plus tôt, avec une moyenne de 55 salariés par entreprise. Cette hausse de 9%, après une augmentation de 8,4% en 2024, est la plus forte des douze secteurs étudiés, devant l'industrie (+6%) et le software & data (+4,8%). Au sein de l’ensemble des jeunes pousses françaises, les effectifs progressent de 2,2%, pour atteindre 120 872 salariés.

Par ailleurs, les capitaux propres des fintechs s'élèvent à 1,91 milliard d’euros, soit 35,1 % de leur total de bilan (5,44 milliards d’euros). Leur trésorerie atteint 1,87 milliard d’euros, un montant comparable à celui du software & data (1,89 milliard d’euros) pour un chiffre d'affaires près de deux fois inférieur. La dette bancaire des fintechs reste limitée à 394 millions d’euros, soit environ 21 % des capitaux propres, contre près de 33 % pour l'ensemble des start-up. En outre, parmi les 51 procédures judiciaires ouvertes en 2025 et recensées par la Banque de France, aucune ne concerne une fintech. Au global, le taux de défaillance de jeunes pousses françaises ressort à 2,4%.

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