75 % des entreprises ont constaté en 2025 une augmentation des retards de paiement, contre 61 % en 2024, selon la dernière enquête publiée par l’Association française des credit managers et conseils (AFDCC). Plus d’un tiers des sociétés (35 %) sont d’ailleurs confrontées à des retards supérieurs à quinze jours. Malgré tout, les pénalités de retard restent rares, les entreprises ne les demandant pas afin de conserver leurs relations commerciales.
Cette hausse des délais de paiement se traduit également par une croissance des demandes d’échéanciers constatée par 57 % des entreprises mais aussi des procédures amiables (31 %). Dans ce contexte tendu, 59 % des credit managers anticipent une hausse des défaillances, ce qui se traduit par davantage de prudence au sein des sociétés qui misent sur la sécurité plutôt que sur leur développement. Les credit managers mettent ainsi en place du cash management (67 %) et de l’order-to-cash afin d’améliorer les flux de trésorerie et de réduire les risques financiers.
La facturation électronique s’impose également comme l’un des enjeux de l’année au sein des entreprises : 67 % d’entre elles ont choisi leur plateforme et 73 % ont mis en place un groupe de travail dédié. En revanche, si l’utilisation de l’intelligence artificielle progresse dans les processus de scoring, recouvrement et analyse des clients, elle n’est aujourd’hui utilisée que par une société sur deux.