Dans un monde instable, des marchés qui résistent

Publié le 9 avril 2026 à 17h24

Laurent Denize    Temps de lecture 2 minutes

À première vue, l’année 2026 semblait s’ouvrir sous des auspices favorables, avec des fondamentaux macroéconomiques porteurs, auxquels s’ajoutait le moteur puissant de l’intelligence artificielle.

Puis est survenue une nouvelle secousse géopolitique, avec l’escalade autour de l’Iran. Un épisode de plus dans un environnement devenu structurellement instable. Pourtant, les marchés ont fait preuve d’une relative résilience. Faut-il y voir une forme de désensibilisation ou, au contraire, la confirmation de fondamentaux solides ?

Il semblerait que le scénario de fond plutôt positif du début d’année ne soit pas remis en cause. Les politiques économiques restent globalement accommodantes et la liquidité demeure abondante à l’échelle mondiale. De plus, la croissance des entreprises, notamment dans les secteurs technologiques, reste à des niveaux de valorisation élevés, mais encore largement justifiés.

L’intelligence artificielle, en particulier, constitue une rupture majeure, qui s’accompagne d’une phase de tri. Certains acteurs, notamment dans le logiciel, voient leur modèle remis en question. La valeur réside désormais dans la qualité et l’exploitation de la donnée, menant à une normalisation des valorisations et à une différenciation accrue entre gagnants et perdants.

Dans ce contexte, la volatilité peut donc mettre en avant des opportunités, qu’il s’agisse des valeurs technologiques, des banques européennes ou encore de secteurs liés à l’électrification.

Quant au choc géopolitique actuel, son impact dépendra avant tout de sa durée. Notre scénario central reste celui d’une tension contenue, avec des négociations susceptibles de stabiliser la situation énergétique et de limiter les effets macroéconomiques.

Au-delà des turbulences, les grandes tendances demeurent intactes, avec une liquidité abondante, une croissance mondiale résiliente et une transformation technologique profonde. Dans un tel environnement, la discipline d’investissement reste essentielle.

Laurent Denize global CIO ,  ODDO BHF Asset Management

Laurent Denize est global CIO chez ODDO BHF Asset Management.

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