Passage à l’heure d’été ?

Publié le 18 avril 2014 à 11h10    Mis à jour le 30 avril 2014 à 17h52

Jérôme Broustra

Difficile de dégager une tendance quand les prévisions de début d’année ne se réalisent pas, à l’instar d’une croissance encore faible aux Etats-Unis et d’un risque de déflation plus important qu’attendu en zone euro.

Le consensus s’accorde cependant à dire que les taux ne devraient pas remonter violemment, mais plutôt osciller dans un canal étroit.

Pour être bénéfique à moyen terme, la hausse des taux doit refléter le redémarrage de l’activité et ne pas être la seule conséquence de politiques monétaires accommodantes.

Même si la volatilité peut persister, le «nettoyage de printemps» a commencé et les perspectives sont plus lisibles du côté des pays émergents. Dans ce contexte, les pays à faible déficit dont la devise n’est pas surévaluée sont à privilégier. L’appétit pour le risque et la liquidité devraient favoriser la dette obligataire périphérique, le crédit investment grade et le haut rendement, malgré une réduction inexorable des primes.

Scénario peu probable, le risque de déflation en zone euro augmente néanmoins du fait des baisses de salaire, de l’énergie et d’effets saisonniers.

Les chiffres d’inflation de mars ont touché un point bas et devraient rebondir avec plus de croissance et un euro plus faible.

Enfin, tant qu’il n’y aura pas d’accélération forte et rapide de la croissance, les performances obligataires ne devraient pas être pénalisées. Sont alors à privilégier les secteurs dont les valorisations sont très attractives (obligations indexées sur l’inflation) ou à des niveaux encore acceptables (dette périphérique, crédit corporate et des valeurs financières et certaines dettes émergentes).

Jérôme Broustra

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