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Allianz France veut permettre aux particuliers d’investir en infrastructure

11 janvier 2019 - optionfinance.fr

Alors que le projet de loi Pacte sera en discussion au Sénat à partir du 29 janvier, Allianz France anticipe une de ses dispositions qui vise à faciliter l’investissement dans des actifs non cotés à partir des contrats d’assurance-vie. La filiale française de l’assureur allemand vient d’annoncer un partenariat avec Meridiam, société d’investissement spécialisée dans les infrastructures. Lorsque la loi Pacte entrera en vigueur, Allianz prévoit de proposer à ses détenteurs de contrats d’assurance-vie, en fonction de leur profil de risque, un support d’unités de compte (UC) permettant une exposition aux investissements réalisés par Meridiam. Il s’agira plus précisément d’un fonds de fonds investi en fonds propres de projets d’infrastructures. «Ces dernières années, nous avons acquis une forte expérience en matière de dette et d’equity d’infrastructure, du fait de la diversification de notre actif général, et nous voulons désormais mettre cette connaissance à la disposition de nos clients détenteurs d’unités de compte», explique Matthias Seewald, directeur des investissements d’Allianz France. Le groupe Allianz a ainsi investi environ 2 milliards d’euros dans les fonds de Meridiam, 450 millions en equity et environ 1,5 milliard en dette, Allianz France ayant contribué à ces investissements à hauteur de quelque 300 millions d’euros. Si quelques assureurs proposent déjà, depuis la loi Macron de 2015, des UC investies en capital-investissement, Allianz France et Meridiam mettent en avant l’originalité de leur proposition sur les infrastructures. «L’idée est de créer un lien plus direct entre les épargnants et les infrastructures dans une vision de long terme et transgénérationnelle», souligne Thierry Déau, fondateur et P-DG de Meridiam. Il y a quelques mois, Allianz France avait déjà lancé un support d’investissement pour les particuliers adossé à des actifs alternatifs, en l’occurrence de la dette privée en partenariat avec Idinvest. «Nous avons collecté en cinq mois 35 millions d’euros et nous espérons que notre offre à venir sur les infrastructures connaîtra la même évolution», indique Matthias Seewald. D’autres initiatives sur le non-coté pourraient suivre, en particulier sur le private equity, la dette d’infrastructure et le financement de projets d’énergies renouvelables.