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Allocation

Le portefeuille actions des institutionnels a profité de la hausse des marchés en 2019

Option Finance - 11 septembre 2020

Après une année 2018 en repli, la part des actions dans l’allocation des investisseurs institutionnels s’est redressée en 2019, selon l’enquête annuelle menée par l’Af2i auprès de ses membres. A la faveur des très belles performances de la classe d’actifs sur l’année (plus de 20 % pour la plupart des grands marchés), cette part passe de 12,2 % à 13,7 %. Toujours prépondérantes dans les portefeuilles, les obligations reculent, quant à elles, de 72,3 % à 71 %. Dans le contexte de taux très bas, les institutionnels cherchent en effet à se positionner sur les actifs qui leur apportent encore une rémunération positive. 

A l’intérieur de la poche obligataire, cela se traduit plus spécifiquement par des ajustements au niveau de la maturité des titres choisis. «L’allocation des institutionnels tend à se polariser entre, d’un côté, les maturités courtes (moins de trois ans) et, de l’autre, les plus longues (plus de dix ans)», relève Richard Reynold, délégué général de l’Af2i et pilote de l’étude. La part des obligations à plus de quinze ans bondit par exemple de 8,3 % à 11,5 %, au détriment de celles de maturité comprise entre trois et sept ans. «Le poids des maturités courtes tient au fait que les investisseurs ont gardé en portefeuille des titres achetés il y a quelques années assortis d’un rendement intéressant, et que la maturité résiduelle de ces derniers est désormais inférieure à trois ans, précise Sylvie Malécot, directrice de l’Af2i. Quant à la part des maturités longues, elle est non seulement le reflet de la recherche d’un rendement encore positif sur la partie longue de la courbe, mais aussi du positionnement des institutionnels sur un certain type de titres généralement émis à plus long terme : les obligations indexées sur l’inflation et les green bonds.» Enfin, dans la même optique de quête de rendement, les institutionnels ont une fois de plus accru en 2019 leur exposition aux actifs alternatifs : au global, l’immobilier, le capital-investissement, la dette privée et les infrastructures pèsent désormais 10,4 % de leur allocation, contre 9,2 % il y a quatre ans. Si l’immobilier de bureaux reste le segment privilégié des institutionnels dans le non-coté, ces derniers poursuivent leur diversification vers la logistique, le résidentiel et l’hôtellerie. Des choix que la crise de la Covid va vraisemblablement amener à reconsidérer.