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Actions versus Obligations

Funds - septembre 2013 - Catherine Rekik

Actions, Obligations

De gauche à droite : Marlène Hassine, Loïc Cadiou, Sandra Craignou, Eric Pictet, David Ganozzi

Annoncée depuis plusieurs mois, la rotation des obligations vers les actions pourrait s’accélérer. L’été a été favorable aux marchés actions, notamment en Europe, laquelle, pour la première fois depuis longtemps, attire de nouveau les investisseurs internationaux. Dans ce contexte, et en dépit des tensions géopolitiques et de leur impact sur les marchés financiers, Funds s’interroge sur les arbitrages à réaliser en fin d’année. Peut-on croire à une embellie de l’économie mondiale en dépit de la situation dans les émergents ? Le timing est-il opportun pour arbitrer en faveur des actions ? Et sur quels marchés investir ? Les obligations resteront-elles prépondérantes dans les portefeuilles ? Dans un contexte de remontée des taux, comment investir dans cette classe d’actifs ?

Contexte et perspective

Funds  : Que s’est-il passé sur les marchés depuis le début de l’année ? Que faut-il retenir et sur quels éléments fondez-vous vos stratégies d’investissement pour les prochains mois ? 

Sandra Craignou : Sur la première partie de l’année, les marchés actions des pays développés ont enregistré de bonnes performances, que ce soit au Japon, aux Etats-Unis, en Allemagne ou même en France. Les pays émergents ont connu une période difficile avec des flux sortants importants à partir du mois de mai, qui ont accentué les mauvaises performances. Ils sont les grands perdants sur les marchés actions depuis le début de l’année. Durant la première moitié de l’année, les banques centrales ont encore joué un rôle essentiel, notamment la Fed avec des déclarations qui ont eu des impacts très forts sur les marchés.

Par ailleurs, pour la première fois depuis très longtemps, certains investisseurs ont perdu de l’argent en étant exposés sur les marchés obligataires, en particulier ceux qui étaient positionnés sur des durations longues. Il y a donc aujourd’hui de grandes questions relatives à l’allocation d’actifs, notamment sur des produits diversifi és 70 % obligations/30 % actions. Selon la duration du portefeuille obligataire, les performances globales peuvent être négatives. 

Eric Pictet : Nous continuons à voir des flux sur les corporates. Aux Etats- Unis, on a constaté 12 milliards de dollars de sorties sur les fonds high yield. En revanche, il y a eu 45 milliards d’euros de flux positifs dans les loans. Il y a donc un vrai problème de duration. Les investisseurs s’orientent vers les taux variables, avec des spreads, en dessous de la moyenne historique, qui restent...

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