Le financement structuré a souffert d’une mauvaise réputation au cours de la première décennie de ce siècle, mais le temps est venu de réévaluer ses qualités défensives.
La volatilité et les bouleversements sont devenus monnaie courante, tant sur le plan géopolitique que sur les marchés. Comment les investisseurs peuvent-il y faire face ?
Il existe de nombreuses stratégies et de nombreux actifs pour atténuer la volatilité, réduire les pertes attendues et limiter les effets de l’inflation dans un portefeuille, mais le crédit est rarement considéré comme en faisant partie. Au contraire, il est perçu comme vulnérable aux chocs inflationnistes et aux pertes en capital.
Or, au moins un type d’instrument de crédit, les prêts titrisés adossés à des actifs (ABS) européens, a démontré sa capacité à stabiliser les portefeuilles et à atténuer l’impact de l’inflation. Intégrer des ABS dans l’allocation peut réduire les inquiétudes des investisseurs tant en matière de volatilité des actions que de vulnérabilité des obligations aux chocs géopolitiques.
Réévaluer le financement structuré
Si la simple évocation du financement structuré (cette vaste classe d’actifs qui comprend les ABS) vous donne des sueurs froides, il est temps de réévaluer une classe d’actifs qui a protégé le capital des investisseurs lors de toutes les crises du dernier quart de siècle et qui a le potentiel de faire de même lors des crises à venir.