La réforme Solvabilité II cherche à accroître la contribution sur le long terme des assureurs au financement de l'économie européenne.
La thématique de l’intelligence artificielle accompagne les mouvements de marchés depuis maintenant quelques années. Des entreprises de microcomposants aux éditeurs de logiciels, fantasmes et angoisses ponctuent la narration de marché concernant la transformation des économies à l’œuvre. Entre exposition de la main d’oeuvre et substituabilité par l’automatisation, besoins d’investissement massifs dans les infrastructures de calcul et d’énergie, la révolution technologique et numérique devient progressivement visible et mesurable. La rapidité d’adoption de cette nouvelle technologie combinée aux gains de productivité apparents interroge sur l’amplitude de la transformation des modes de production de biens et de services. Au-delà de ce premier canal de transmission du choc technologique, un second champ d’application reste quant-à-lui à défricher : la capacité de l’innovation à produire de nouvelles idées, rendant les gains d’échelle rattachés à la production et au partage de la connaissance virtuellement infinis. Cette note se donne pour but d’établir un état des lieux de la recherche économique quant à l’impact de ce choc d’innovation sur la croissance, le devenir du capital humain dans la combinaison productive des économies, ainsi que les capacités potentielles de production des économies adoptant cette nouvelle vague innovative.