La hausse des taux un facteur de soutien pour les banques et les fonds monétaires selon Ostrum AM.
Hausse des taux de la BCE face à la diffusion du choc énergétique
Comme elle l'avait quasiment pré-annoncé au mois d'avril, la BCE a relevé ses taux pour la première fois depuis septembre 2023 : + 25 points de base, pour porter le taux de dépôt à 2,25%1. Cette décision est motivée par l'impact du choc énergétique, lié au conflit au Moyen Orient, sur l'inflation. Celle-ci s'est accélérée à 3,2% en mai en raison de la nette hausse des prix de l'énergie (11,9 % sur un an) et de leur diffusion au reste de l'économie, comme l'atteste l'augmentation de 3,5 % des prix des services (contre 3 % en avril)2. Lors de la conférence de presse, Christine Lagarde a laissé la porte ouverte à une nouvelle hausse des taux directeurs.
La prolongation du conflit et le maintien d'un prix élevé du pétrole ont conduit la BCE à revoir significativement en hausse ses perspectives d'inflation (3 % en 2026 et 2,3 % en 2027) et d'inflation sous-jacente (2,5 % ces deux années)3. Les perspectives de croissance n'ont été révisées que marginalement à la baisse. Cela confirme notre anticipation d'un nouveau relèvement de taux de 25 pb en septembre afin de bien ancrer les anticipations d'inflation et permettre un retour de celle-ci vers la cible de 2%.
L'accord-cadre annoncé entre les Etats-Unis et l'Iran ce week-end ne vient pas modifier notre scénario. En supposant une réouverture totale du détroit d'Ormuz (qui n'est pas garantie), le prix du pétrole demeurerait encore supérieur au niveau d'avant conflit générant un risque d'apparition d'effets de second-tour que la BCE devra contenir.