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Amendes pour non-dépôt des IFU et DAS 2 : la jurisprudence du Conseil constitutionnel pourrait évoluer

Publié le 24 juin 2022 à 11h27

Deloitte Société d’avocats   OPTION FINANCE  Temps de lecture 8 minutes

Les contribuables qui s’abstiennent de déclarer les sommes qu’ils versent à des tiers dans le cadre de leur exercice professionnel (DAS 2) ou les revenus de capitaux mobiliers qu’ils versent en leur qualité de débiteur ou d’intermédiaire (IFU), s’exposent à une amende égale à 50 % des sommes non déclarées, prévue à l’article 1736, I,1 du code général des impôts. Le Conseil d’Etat a transmis au Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité[1] (QPC) portant sur la conformité d’une telle amende au principe de proportionnalité des peines garanti par l’article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC).

Par Sandrine Rudeaux, avocate associée, et Quentin Philippe, avocat, Deloitte Société d’avocats

1. Le Conseil d'Etat, se fondant sur un changement de circonstances, a transmis une QPC alors même que le texte avait déjà été déclaré conforme par le Conseil constitutionnel

Par une décision du 20 juillet 2012[2], le Conseil constitutionnel avait déclaré conforme à la Constitution l’amende proportionnelle de 50 % pour défaut de déclaration des sommes versées à des tiers....

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