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L’IA, l’indic 2.0 des autorités de concurrence

Publié le 19 octobre 2026 à 17h02

Stephenson Harwood   OPTION FINANCE  Temps de lecture 9 minutes

L’arrêt Michelin rendu par le Tribunal de l’Union européenne le 9 juillet 2025 valide l’intégration d’outils de recherches automatisées brassant un important volume de données dans les méthodes de détection des autorités de concurrence, ce qui ouvre la voie au recours à l’intelligence artificielle. Il s’agit d’une nouvelle réalité que les entreprises doivent intégrer. Le déploiement de ces outils soulève de nombreuses questions en termes de transparence et de garanties procédurales.

Par Jean-Julien Lemonnier, avocat associé et Alexandre Montini, avocat, Stephenson Harwood, Avec la participation de Noémie Coimet, avocate stagiaire.

1 - Une mutation déjà engagée

En mars 2024, dans le cadre du Réseau international de la concurrence (INC), une vingtaine d’autorités de concurrence ont adopté une déclaration conjointe, soulignant l’importance de renforcer leurs compétences techniques à l’ère d’une économie de plus en plus digitalisée. On constate que le recours aux outils technologiques est désormais courant pour détecter des pratiques anticoncurrentielles.

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