Depuis les origines de la création d’entreprise, le nom du fondateur s’est souvent confondu avec celui de la société. A l’époque des artisans et des premiers banquiers, l’enseigne portait un patronyme qui valait signature. Inscrire son nom au fronton de son activité revenait à y apposer sa parole, son honneur, sa réputation. Le client n’achetait pas seulement un produit ou un service : il accordait sa confiance à une personne.
Ce geste fondateur n’a pas disparu. Aujourd’hui encore, à l’heure des marques mondialisées, l’éponymie familiale demeure un choix courant parmi les créateurs d’entreprise. Elle séduit par sa simplicité apparente et par la charge symbolique qu’elle véhicule : donner son nom, c’est s’engager ; c’est affirmer que l’on se tient derrière ce que l’on produit.