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Reverse factoring

Affaire Greensill : Urica, le précédent français

Publié le 23 avril 2021 à 12h05    Mis à jour le 23 avril 2021 à 14h37

Arnaud Lefebvre

Pâtissant des difficultés financières d’un de ses principaux clients, la fintech britannique spécialisée dans l’affacturage inversé Greensill a été contrainte de déposer le bilan le mois dernier. Une chute qui rappelle celle d’Urica en France, en 2018.

Acteur phare du reverse factoring, qui permet à un fournisseur de bénéficier du règlement immédiat de ses factures, Greensill a été contraint de déposer le bilan au Royaume-Uni le 8 mars dernier. Valorisée près de 4 milliards d’euros il y a encore quelques mois, la fintech britannique enregistrait depuis près de dix ans une croissance importante de ses revenus. Or une large partie de son activité dépendait d’un seul client, l’aciériste GFG Alliance. Problème : en difficultés financières, ce dernier s’est retrouvé dans l’incapacité de rembourser ses dettes à Greensill. Fragilisée, la fintech s’est dans la foulée vu fermer l’accès aux marchés de capitaux – elle titrisait ses créances, qui étaient revendues à des investisseurs –, ce qui l’a empêchée, par ricochet, de faire face à ses propres engagements.

Une activité plus risquée

Si l’affaire suscite l’embarras chez les promoteurs de l’affacturage inversé, y compris en France, c’est parce que la mésaventure de Greensill n’est pas la première du genre. « En 2016, la fintech britannique Urica avait souhaité se développer en France sur le marché du reverse factoring, encore peu développé, rappelle Didier Bruère-Dawson, avocat associé chez Bryan Cave Leighton Paisner. Deux ans plus tard, la société enregistrait une lourde perte consécutive à une fraude aux fausses factures d’un chef d’entreprise pour 26 millions d’euros, l’amenant à stopper brutalement ses activités dans l’Hexagone durant l’été 2018. Elle avait été liquidée dans la foulée et l’affaire vient...

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