Afin de renforcer sa structure financière, CGG souhaite restructurer une de ses souches d’obligations convertibles. En proposant à leurs détenteurs une amélioration des modalités des titres, le groupe parapétrolier espère ainsi favoriser leur conversion en fonds propres.
Le chantier de la dette continue de mobiliser les équipes financières de CGG. En avril 2014, deux opérations de refinancement avaient déjà été menées pour étendre sa maturité, passée de 4,3 ans à 5,3...
sier chuter de près de 75 % depuis le placement de ces Oceane, autour de 6 euros. Dans ce contexte, la probabilité de conversion des titres en actions est devenue extrêmement faible car une telle décision deviendrait intéressante pour les porteurs au-delà de 32,14 euros, le montant nominal des obligations ! , explique Stéphane-Paul Frydman, directeur général délégué en charge des finances de CGG. Pour le groupe, cette situation se révélait également pénalisante. Celui-ci porte en effet sur son bilan un niveau d’endettement élevé : 2,4 milliards de dollars de dette nette à fin 2014, soit un ratio dette nette sur Ebitda de 2,4 et un gearing de 90 %. «Outre la génération de cash-flows, la conversion des obligations convertibles en actions représente un levier efficace pour améliorer ces ratios, poursuit Stéphane-Paul Frydman. Or dans le cas des Oceane 2019, ce scénario paraissait très improbable.» De quoi convaincre CGG de travailler sur une modification des caractéristiques des titres afin d’en renforcer le potentiel de conversion.