Selon l’étude menée en 2016 par Euler Hermes, leader européen de l’assurance fraude, et la DFCG, l’Association nationale des directeurs financiers et de contrôle de gestion, près d’une entreprise française sur deux n’a aucun dispositif dédié à la lutte contre la fraude. Un chiffre étonnant, au regard de l’expansion du phénomène en France, où 30 % des entreprises ont été victimes d’une fraude avérée en 2016. Manque de sensibilisation, lacunes dans la formation des collaborateurs, absence de plan d’urgence… Quelle importance accorder à la prévention ? Explications détaillées avec Patricia Pombo, senior manager responsable de l’offre Fraude et Conformité chez Grant Thornton.
Par Patricia Pombo , senior manager responsable, offre Fraude et Conformité, Grant Thornton
Comment jugez-vous la sensibilisation des entreprises françaises au risque de fraude ?
Nous constatons qu’elles ne sont pas encore suffisamment matures sur le sujet de la fraude par rapport à d’autres pays. Bien que l’on parle de plus en plus du risque de fraude, les entreprises françaises peuvent se retrouver démunies face à des tentatives de fraude puisqu’elles n’auront engagé que peu de mesures de prévention, de protection ou encore de détection.