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Financement à impact : les prêts à critères sociaux se démocratisent

Publié le 15 avril 2026 à 8h00

Sylvie Guyony    Temps de lecture 10 minutes

Une nouvelle offre de prêt à impact social, destinée aux ETI et PME, vient agrandir la famille des Sustainability-Linked Loans. Le S des critères ESG nécessite des indicateurs que les banques, investisseurs et entreprises maîtrisent de mieux en mieux.

Début mars, Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels (E&I), filiale du groupe Crédit Mutuel Arkéa dédiée au financement des PME et ETI notamment, a annoncé le lancement du prêt Ambition Inclusion : un crédit à impact reposant sur le pilier « S » de l’ESG (Environnement, Social et Gouvernance). Tout récemment, le 8 avril, la PME familiale Sam Outillage a contracté le premier prêt de ce type. L’innovation, la principale, de cette offre bancaire est en effet de s’adresser à des PME, puisque le montant minimum prêté n’est que de 500 000 euros.

Le révélateur d’une tendance à la démocratisation des SLL ? Fin 2024, les banques françaises détenaient un total de 471 milliards d’euros d’encours de green loans (affectés à des projets verts) et de Sustainability-Linked Loans (SLL) – définis par un coût du crédit (pricing) dépendant d’objectifs ESG, avec des indicateurs-clés de performance (KPI) extra-financiers – un chiffre, en hausse de 27 % sur un an.

Il n’existe pas de données publiques consolidées permettant de ventiler les SLL à dominante E, mixtes (E et S, voire G) ou axés sur le S. « Les SLL ont réellement décollé autour de 2018-2019, d’abord sur des critères environnementaux. La dimension sociale s’est développée ensuite, notamment sous l’effet de la pandémie et d’une volonté d’élargir les impacts au-delà du climat, explique Brice Javaux, associé de KPMG en France (Centre d’Excellence ESG). Le marché mondial des SLL représente environ 500 à 800 milliards d’euros par an. La part...

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