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Fusions-acquisitions

Les acheteurs retrouvent de l’appétit

Publié le 28 mars 2014 à 11h54    Mis à jour le 28 mars 2014 à 17h53

Arnaud Lefebvre et Alexandre Rajbhandari

Avec près de 40 milliards d’euros en volumes au premier trimestre, le marché français des fusions-acquisitions poursuit son rebond, initié mi-2013. Si les banquiers d’affaires anticipent un exercice 2014 en progression, l’environnement macroéconomique convalescent et le cadre réglementaire continuent toutefois d’inciter les acheteurs à la prudence. Une attitude qui devrait limiter le nombre d’opérations réalisées cette année.

Pour les banquiers d’affaires, cela ne fait plus aucun doute : en effervescence depuis huit mois, le marché français des fusions-acquisitions semble bel et bien reparti ! «En tenant compte des opérations de croissance externe récemment réalisées et celles, nombreuses, qui sont actuellement en projet, nous sommes sollicités comme nous ne l’avions plus été depuis 2007 !» se réjouit Gilberto Pozzi, responsable M&A pour la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique chez Goldman Sachs. Initié l’été dernier, avec notamment le rapprochement entre Publicis et Omnicom ainsi que le rachat du britannique Invensys par Schneider Electric, ce rebond s’est poursuivi en début d’année et amplifié avec notamment, au mois de mars, la bataille entre Numericable et Bouygues Télécom pour la reprise de SFR et la prise de participation de Dongfeng dans PSA.

Des valorisations en hausse

Avec des volumes de près de 40 milliards d’euros, en hausse d’environ 30 % sur un an, le marché hexagonal s’inscrit en fait dans une dynamique mondiale. A l’exception de l’Asie, qui connaît un recul de l’activité au premier trimestre 2014, les montants investis depuis janvier dans le cadre de fusions-acquisitions ont en effet progressé de près de 40 % en Europe et de 60 % outre-Atlantique.

Une tendance que même le conflit ukrainien ne semble pas, pour le moment, freiner. «Les événements en Ukraine n’ont pas encore stoppé le climat de confiance en Europe», assure François Kayat, associé gérant chez Lazard. Ce regain généralisé s’explique d’abord par...

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