Alors que le pilotage de la performance financière reste la priorité des directions financières, le recours aux logiciels d’« enterprise performance management » (EPM) tend à se démocratiser. Un usage d’autant plus plébiscité que leurs capacités d’analyse, de planification et de consolidation sont aujourd’hui renforcées par les technologies d’intelligence artificielle.
Les directions financières sont unanimes : leurs priorités cette année s’articulent autour d’un pilotage de la performance plus précis et dynamique, d’une gestion du cash renforcée pour anticiper les besoins de financement et de l’efficacité de leurs processus et de leur organisation (Priorités 2026 des directions financières, PwC/DFCG). Elles sont d’autant plus focalisées sur ces différents objectifs au regard des conditions actuelles de marché, marquées notamment par les tensions géopolitiques mondiales, le contexte inflationniste, la hausse des droits de douane, ou encore la persistance du déficit public en France.
« Dès lors, il ne s’agit plus pour les entreprises de constater la performance a posteriori, mais de la piloter en temps réel et de l’anticiper de la manière la plus précise possible à court terme mais aussi à moyen et à long terme, et ce à partir de modèles de prédiction dynamiques, capables de tenir compte simplement des aléas de marché », explique Valérie Sturbois, business development director chez Oracle. Selon le baromètre Future of EPM 2026, 58 % des DAF réalisent un modèle de pilotage FP&A par scénarios en période de permacrise, le révisent souvent et arbitrent en continu.
Parallèlement, le pilotage de la performance ne se limite plus à la seule dimension financière ou au compte de résultat. Il concerne aussi et de plus en plus la performance opérationnelle. « L’objectif consiste aujourd’hui à apporter de la visibilité aux opérationnels en temps réel pour les aider dans leurs prises de décision, en particulier lorsque la conjoncture impacte leur métier » précise Michael Emerson, head of EPM product management chez SAP.