En vingt-cinq ans, le paysage bancaire français a considérablement évolué. Mais les effets de la crise n’ont pas fini de se faire sentir. Si les réformes entamées en France comme à l’international pour mieux encadrer ces activités sont justifiées, il ne faudrait pas, prévient François Pérol, qu’elles pénalisent le financement de l’économie européenne, ni la position des banques de la zone dans un contexte de concurrence accrue.
Le secteur bancaire français s’est beaucoup transformé en vingt-cinq ans. Quelles en ont été selon vous les évolutions majeures ?
François Pérol, président du directoire de BPCE : Le milieu des années 1980 marque la première vague de libéralisation des marchés financiers en France : c’est la fin de l’encadrement du crédit, du...