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Stratégie

Les PME suscitent la convoitise des banques d’affaires

Publié le 27 mars 2015 à 9h55    Mis à jour le 27 mars 2015 à 16h01

Arnaud Lefebvre

Plusieurs mouvements d’associés ou rapprochements de structures de conseil en M&A intervenant sur le segment midcap viennent d’être annoncés. Ces opérations s’expliquent notamment par la typologie des transactions, qui tendent à gagner en complexité, ainsi que par le regain d’acquisitions anticipé pour les prochains mois.

Alors que les opérations de fusions-acquisitions semblent amorcer en ce début d’année un mouvement de reprise sur le segment midcap, selon les banquiers d’affaires, c’est surtout en coulisses que l’activité bat son plein. Au cours des dernières semaines, plusieurs annonces marquantes sont en effet intervenues en France, comme le rapprochement entre Financière de Courcelles et Financière de l’Epervier, le projet d’acquisition des activités de Leonardo France par Natixis, ou encore les départs de deux associés-gérants de Transaction R (Rothschild) pour fonder la boutique Raphaël Financial Advisory… Un foisonnement d’initiatives qui, pour les spécialistes, en présage de nouvelles. «Sans aller jusqu’à parler de consolidation du secteur, il faut s’attendre à un mouvement de rationalisation», estime ainsi Charles Bédier, associé en charge de l’activité conseil en fusions-acquisitions chez Deloitte.

Une taille critique nécessaire

Cette tendance de fond s’explique d’abord par l’environnement économique. «Même si l’activité semble s’accélérer depuis le mois de janvier dernier, le volume d’opérations de M&A impliquant des PME-ETI est très éloigné de ses niveaux d’avant-crise, témoigne Bertrand Le Galcher Baron, associé-gérant chez Invest Securities. Celui-ci reste près de trois fois moins important !» Or, depuis le début de la crise, le nombre d’acteurs a eu tendance à augmenter, sous l’effet notamment de la création de petites boutiques lancées par d’anciens banquiers d’affaires et de l’atonie de l’activité M&A...

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