Afin de peser sur la politique actionnariale du groupe Renault, l’Etat français a récemment accru sa participation au capital du constructeur automobile. N’ayant pas vocation à conserver durablement les titres récemment acquis, il a souscrit des options dans le but de sécuriser son investissement. Une première qui s’inspire des pratiques d’investisseurs privés.
L’Etat actionnaire est prêt à tout pour arriver à ses fins… y compris à innover sur les marchés financiers ! Depuis l’adoption en mars 2014 de la loi dite «Florange», destinée à «reconquérir...
u capital de Renault n’était pas jugé stratégique pour l’APE sur la durée. Dès lors, il fallait que cette dernière trouve un moyen d’acheter les titres nécessaires, dans l’optique d’une cession rapide. Mais face à un marché actions devenu plus volatil durant le deuxième trimestre, la probabilité de réaliser une moins-value était loin d’être négligeable. «Quelles que soient les opérations qu’elle effectue, la priorité de l’APE consiste toujours à préserver au mieux le patrimoine mobilier public, rappelle cette source. Dans le cas de l’opération Renault, il fallait donc structurer la transaction de sorte qu’elle offre une porte de sortie à brève échéance pour l’Etat, sans pour autant qu’elle n’entraîne une perte sensible en cas de recul du cours boursier de la société.»