Si, en 25 ans, la libéralisation et la globalisation des économies ont amplifié les cycles, la crise actuelle résulte avant tout de politiques budgétaires et monétaires inadaptées, estime Denis Kessler. Pour le PDG de Scor, les déséquilibres structurels n’ont toujours pas été résolus, au risque, s’ils persistent, de renforcer le populisme et le protectionnisme.
En vingt-cinq ans, le monde financier a connu un développement sans précédent, mais aussi plusieurs crises, dont une majeure. Comment jugez-vous globalement la période ?
Denis Kessler, président-directeur général de Scor : Il faut d’abord rappeler que le cycle financier est un cycle que l’on pourrait qualifier de «naturel», que l’on retrouve dans toutes les périodes...