Le vieillissement de la population et la stagnation de la productivité constituent, pour l’Europe en général et la France en particulier, des risques majeurs d’affaiblissement de la croissance dans les années qui viennent, prévient Patrick Artus, membre du Cercle des économistes. D’autant que la transition énergétique et les enjeux de souveraineté nécessitent des investissements lourds, que des économies endettées vont difficilement pouvoir financer.
Dans votre dernier ouvrage, « Quelle France en 2050 ? »*, co-écrit avec Marie-Paule Virard, vous estimez qu’à cet horizon, l’Europe en général et la France en particulier devraient voir leur poids nettement reculer dans le PIB mondial, les Etats-Unis restant de loin l’économie dominante. Comment expliquer une telle perspective ?