Alors que la sinistralité revient à des niveaux d’avant-Covid et que les délais de paiement repartent à la hausse, le pilotage du risque client est plus que jamais prioritaire dans les entreprises. La démarche est d’autant plus nécessaire pour préserver les trésoreries que le coût de l’argent reste élevé. Pour accompagner les entreprises sur le sujet, le législateur et les professionnels du poste client poursuivent leurs efforts et innovations.
POINTS CLÉS
- Alors que la phase de rattrapage des défaillances, post Covid, prend fin, une nouvelle phase s’ouvre, davantage liée aux insuffisances structurelles de certaines entreprises.
- Les entreprises cherchent à renforcer et optimiser leur processus de gestion du risque du client, notamment en recourant à l’assurance crédit et à une information d’entreprise plus précise.
- En revanche, l’activité des factors se ralentit, et pourrait être freinée encore par le nouveau règlement européen limitant les délais de paiement à 30 jours.
En 2024, le volume des défaillances d’entreprise en France pourrait, selon Altares, atteindre les 63 000. « Certes, la sinistralité reste en hausse, mais la décélération se profile », analyse Thierry...