Alors que la crise sanitaire et économique accapare les dirigeants d’entreprises depuis plus d’un an, la création, en juillet 2019, de la sous-direction de la lutte contre la criminalité financière est presque passée inaperçue. Pourtant, elle est la nouvelle figure de proue de la police judiciaire pour lutter contre la grande délinquance financière et celle dite « en col blanc ». Son sous-directeur, Thomas de Ricolfis, revient pour Option Finance sur ses missions, sa collaboration avec les services de Bercy, mais aussi sur son rôle de prévention auprès des entreprises de plus en plus victimes de ce type de criminalité.
Le parcours de Thomas de Ricolfis
- Contrôleur général et diplômé de l’Ecole nationale supérieure de la police (ENSP), Thomas de Ricolfis a démarré sa carrière en 1993 au sein de la direction de la police judiciaire à la Préfecture de police de Paris comme chef de section à la Brigade financière.
- Promu dix ans plus tard chef de la Brigade des Affaires sanitaires et des Libertés publiques, il rejoint en 2004 l’Office européen de police de La Haye, aux Pays-Bas, en qualité de chef du bureau de liaison France à Europol.l Sept ans plus tard, il est nommé chef de l’Etat-major de la direction de la police judiciaire de la Préfecture de police de Paris.l Avant de devenir le sous-directeur de la lutte contre la criminalité financière, il était chef de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales depuis 2015.
Il y a bientôt deux ans, le ministère de l’Intérieur procédait à une réorganisation importante en créant une sous-direction de la lutte contre la criminalité financière. Quels étaient les objectifs poursuivis ?