Le marché de l’affacturage enregistre une croissance modérée, notamment sous l’effet de la hausse des taux d’intérêt, qui en renchérit le coût. La hausse des défaillances d’entreprises rend en outre la gestion de cette solution de financement court terme plus délicate pour les factors, de même que l'augmentation des tentatives de fraude.
En 2025 et comme les trois dernières années, la croissance du marché de l’affacturage est restée modérée à 1,9 %, selon l’ASF. « Ce marché est désormais arrivé à maturité et tend d’ailleurs à se consolider », affirme Marc Balaguer, directeur commercial de BNP Paribas Factor France. Après la disparition en 2022 de la fintech spécialisée en cession de créances Finexkap, c’est désormais ABN Amro Factor qui l’an dernier a cessé son activité. « Le marché de l’affacturage est très concurrentiel et il faut une taille critique aujourd’hui pour faire face à cette forte compétitivité, ajoute Marc Balaguer. Notre secteur a également pâti de la hausse des taux d’intérêt de ces dernières années. » Certains factors constatent par ailleurs une augmentation des fraudes ou tentatives de fraude à la facture, préjudiciable à leur activité. « Comme l’ensemble du secteur, nous observons un environnement plus exigeant, avec davantage de tentatives de fraude ou de tensions ponctuelles liées aux défaillances d’entreprises, ajoute Philippe Pougeard, directeur général délégué de Société Générale Factoring. Ces évolutions renforcent l’importance d’un pilotage rigoureux du risque. » Les fraudes sont souvent liées à des usurpations d'identité: se prétendant société d'affacturage, un fraudeur contacte les clients d'une entreprise en leur indiquant que celle-ci a fait appel à un factor. Il encaisse ainsi le règlement de la facture avant de disparaître.
A l’avenir, le marché reste attentif au changement des...