La saison 2015 des assemblées générales des sociétés du SBF 120 s’est révélée pour le moins paradoxale. Si l’atmosphère générale a été plutôt calme, les actionnaires ont toutefois davantage exprimé leur mécontentement sur plusieurs sujets. A l’an 2 du «say on pay», le taux d’approbation des rémunérations des dirigeants a globalement chuté et les mesures introduites par la loi Florange ont été largement critiquées par les investisseurs.
C’est une saison d’assemblées générales paradoxale qui s’achève pour les sociétés du SBF 120. D’un côté, la plupart des résolutions émanant de leurs conseils d’administration ont été largement...
. Ce changement de gouvernance a toutefois été approuvé le plus souvent grâce au poids des actionnaires les plus importants et en dépit de l’opposition ferme des proxys et des sociétés de gestion. Cas intéressant, les dirigeants Legrand sont allés à contre-courant de cette tendance en proposant spontanément à leurs actionnaires de revenir au principe «une action, une voix», alors que certains d’entre eux disposaient de droits de vote doubles depuis l’introduction en Bourse de la société en 2006. rappelle Loïc Dessaint.