Gestion financière

Changes

Euro-dollar : les entreprises dans l’embarras

Option Finance - 28 février 2020 - Arnaud Lefebvre

Devises

Alors que la plupart des économistes anticipaient une remontée de l’euro face au dollar en 2020, la monnaie unique s’est pour l’instant sensiblement dépréciée, sous l’effet principalement des craintes relatives aux conséquences du coronavirus sur l’activité économique. Cette situation n’a toutefois pas encore provoqué de ruée vers les produits de couverture, les entreprises manquant notamment de visibilité sur le volume de flux futurs à protéger.

La propagation du coronavirus en Asie et en Europe commence à engendrer un début de poussée de fièvre au sein de nombreux groupes français. Outre les effets négatifs du Covid-19 sur l’évolution de leurs ventes – plusieurs entreprises ont déjà alerté les marchés sur ce point, à l’image, par exemple, de Sandro Maje Claudie Pierlot et d’Intrasense la semaine dernière –, cette crise sanitaire a provoqué un affaiblissement significatif de l’euro face au dollar. En l’espace de deux mois, la monnaie unique est passée de 1,125 dollar à environ 1,085 dollar, avant de rebondir en fin de semaine autour de 1,10 dollar. «Alors que la croissance américaine reste solide, celle de la zone euro n’a cessé de faiblir l’an dernier, avec un PIB en progression de seulement 0,1 % sur trois mois lors du quatrième trimestre 2019, explique Nordine Naam, stratégiste chez Natixis. Les développements autour du coronavirus, qui pourraient notamment affecter durement l’économie italienne, ne devraient pas contribuer à infléchir cette tendance à court terme. De quoi inciter les investisseurs à se tourner vers des valeurs refuges, en premier lieu le dollar au détriment de l’euro, qui vient de se déprécier face à la plupart des devises des pays avancés.»

Des importateurs déjà en partie couverts

Si l’affaiblissement de l’euro face au dollar ne marque pas une rupture, la dynamique étant baissière depuis plus de deux ans (voir graphique), la tendance de ce début d’année n’en a pas moins pris de court bon nombre de trésoriers. «Conformément aux...

La suite de cet article est réservée aux abonnés

Vous avez déjà un compte

Pour lire la suite de cet article, connectez-vous à votre compte

Mot de passe oublié

En cas de problème avec votre compte abonné, merci de contacter abonnement(at)optionfinance.fr

Pas encore abonné ?

Découvrez toutes nos offres d'abonnement et accédez à nos articles et dossiers en ligne.

S'abonner

À lire aussi

Interview de Catherine Pilidjian, Partner, Wavestone

«La finance doit tirer meilleur parti des données»

Interview de Laurence Yvon, VP Regional Director France & UK, Wolters Kluwer | CCH Tagetik

«A l’ère du tout-digital, la donnée financière est mieux valorisée»