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Simon Polrot, président de l’Association française pour le développement des actifs numériques (ADAN)

« Il faudra du temps avant que l’on assiste à la cotation d’une société comme Coinbase en Europe »

Publié le 16 avril 2021 à 19h14    Mis à jour le 29 avril 2021 à 14h26

Propos recueillis par Thomas Feat

La plateforme américaine d’échange de cryptoactifs Coinbase vient de faire son entrée au Nasdaq. En deux jours, sa capitalisation a doublé, pour atteindre 100 milliards d’euros. Elle est aujourd’hui presque aussi élevée que celle des quatre premières banques françaises réunies. Quelles sont les raisons de ce succès ?

Le succès de l’introduction en Bourse de Coinbase est d’autant plus symbolique que cette entreprise, créée en 2012 dans la foulée de la première bulle cryptomonétaire, est l’une des plus anciennes de la cryptoéconomie. Il s’explique d’abord par le modèle diversifié de la plateforme, qui, bien loin de se cantonner à l’échange de cryptoactifs, est également impliquée dans la conservation et le trading d’actifs numériques, le déploiement de portefeuilles électroniques et le financement de start-up.

Cette diversification lui a permis, ces dernières années, de fidéliser plusieurs dizaines de millions de clients, notamment institutionnels, d’accroître très rapidement les volumes de commissions qu’elle facture et qui constituent la quasi-totalité de ses revenus, et, surtout, de devenir rentable rapidement. Coinbase, qui se rémunère essentiellement en cryptoactifs, profite par ailleurs de la hausse fulgurante de leurs cours ces derniers mois. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : au premier trimestre, son chiffre d’affaires s’est établi à 1,8 milliard de dollars, contre 1,3 milliard pour l’ensemble de l’année 2020, et son résultat net à 800 millions de dollars, contre 320 millions l’an dernier.

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